Like a tuna in the brine

Une Minute De

Mes illuminations — Par scarlett @ 14:00

 

Les Remords d'Oreste, William Bouguereau, 1862 

(bon il n'est plus vraiment d'actualité mais les émotions décrites étaient bien réelles au moment de sa création et je trouve qu'il est particulièrement réussi)

 

Surtout

Immerger, rengorger, ravaler

La rage, les cris, les crocs, les maux, l'émoi.

 

Et se taire. Se taire. Se taire (respect) - se taire (dégoût) :

 

Nul ne doit

Colère, injure, blessure. Appauvrie, appeurée...

En pleurer. En crever... de pleurer de joie.

 

16.04.07


K.O.

Mes illuminations — Par scarlett @ 15:00

 

Hommage à Martin Luther King, Alfred Manessier, 1968

"J'étais à terre, désarmée... et tu as frappé" 

 

Chair ouverte d'où saillit cette substance pulvérulente,

Humeur acre qui court-circuitait mon coeur,

Au plus profond gît la blessure, la douleur.

 

Or, en fait, l'onde va docile et nonchalante,

Serait-ce, enfin, des temps obscurs la fin ?

 

16.03.2007

Pour un con-stipé 



Inspiration nocturne

Mes illuminations — Par winnie @ 23:21

Parce que parfois je me parle dans mes rêves...

Tous les deux on mérite mieux que ça. Bien sûr que j'ai envie de t'embrasser moi aussi voire plus. Mais si on le fait, là, aujourd'hui, maintenant, ça n'aura pas d'autre conséquence que de nous faire du mal, à nous, à toi, à moi et à Just aussi.
Parce que je ne te choisirais jamais toi plutôt que Just. Just est mon partenaire, je suis en train de construire quelque chose de beau avec lui, je n'ai pas l'intention de tout arrêter. La seule chose qui pourrait arriver entre nous maintenant serait donc une histoire sordide. Or tu mérites mieux. Et moi aussi.
Tous les deux, on mérite mieux. Peut-être qu'"on" existera jamais d'ailleurs. Mais on sait pas ce que la vie nous réserve. Donc peut-être qu'"on" existera un jour. Et ce jour-là on sera vraiment beaucoup plus heureux de s'embrasser qu'aujourd'hui, là dans le noir, en cachette, et en se faisant plus de mal que de bien.
C'est parce que je sais qu'il existe ce "nous" potentiel si beau que je peux te dire "non" aujourd'hui sans regret. Et que je te le redirais si tu re-essayes.
Je te demande pas de m'attendre, je te demande de vivre. Parce que c'est le seul chemin qui puisse nous faire exister un jour, si on doit exister.

 



Soif

Mes illuminations — Par scarlett @ 14:20

Ecrit en attendant Eiffel à La Charette, dans les volutes de fumée, l'excitation de l'attente et un peu d'ennui aussi !!! 

 

 

 

A quelques grammes,

Lubie ou vague à l'âme...

 

Colore mes veines, inonde-moi,

Ôte les atomes d'éther

Ôte les vapeurs d'émois,

Lave moi, rends-moi entière !

 

21/10/06



A-Fabulation

Mes illuminations — Par scarlett @ 14:56

 

La Tentation de Saint-Antoine, Salvador Dali.

 

Folie passagère.

 

Au mieux sage échappée, comme pour éviter l'ennui, l'excès.

N'aie pas peur, mon coeur,

Tout restera le fruit d'illustres errances désincarnées.

 

A la pomme, qui, sur sa branche amère,

Sait si bien me narguer,

Mes déchirantes douceurs,

Et autres fantômes émasculés,

S'imposent... m'ôtant tout désir d'ailleurs.

 

 

15/10/06

A mes autres 

 



Le désir en 3 actes

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:50

 

Pour J.

Tremblant rai clair, qui, d'un vertige
Et d'un souffle cru envahit mon tombeau
Nu. Toi,
Tout toi, creuse écorce de ce corps écorché,
Aux écailles fantasmagoriques. Mais
Tu engendres une cendre sanglante en l'instant
Irradiant des reflux tendres et menaçants
Obscurs reflets. En moi
N'y a-t-il aucune alternative ?

février 2005 

*************

Prisonnier d'un désir
Aujourd'hui désintégré,
Respire, mon être, expire.


Terne étreinte à présent consomée,
Inconsciente seras-tu à l'avenir ?

 

février 2006 

**************

 

Obsolète mégot, où es-tu,
Brillance éthérée perlant
Sous le ressac de mon désir ?

Ce doux gémir
Ulule partout que le printemps
Revient en mes égouts têtus.

 

mars 2006 




No pasaran

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:46

Foule de Olivier Suire Verley

 

No pasaran

 

Gronde, houle ridée,
Rien du tout, gronde.

Embourbe le monde,
Va, marche, tombe,
Eclat de toupie périmée.

avril 2006 



Ce quasi toi

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:35

Ce Quasi Toi

Présence

Invisible ou indicible ?

 

Inscrit au coeur d'une ruche textuelle

Il essaime des miettes malicieuses, volubile.

 

Demain, nos sangs concupiscents s'

Offriront tels

Un accord parfait, trône argenté où siège notre éternelle absence.

juin 2005

Pour mon Piiidou 


(Lire la suite de l’article)


Enthousiasme

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:34

 

Enthousiasme

Petite flamme ou vaste brasier

Rien qu'un désir, éclair vif, douloureux signe d'un

Esprit authentique illuminant le chemin parcouru.

 

Souffle qui traversa ma vie pour la transformer

Et pimenter son goût amer d'étincelles inespérées, inattendues...

 

N'existe-t-il plus rien en moi qu'un merci sans fin

Clamant Ta Folle Etreinte ?

 

Eternelle présence à mes côtés, au corps de mon coeur.

juin 2005



Pour J.

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:33

Pour J.

Tremblant rai clair, qui, d'un vertige
Et d'un souffle cru envahit mon tombeau
Nu. Toi,
Tout toi, creuse écorce de ce corps écorché,
Aux écailles fantasmagoriques. Mais
Tu engendres une cendre sanglante en l'instant
Irradiant des reflux tendres et menaçants
Obscurs reflets. En moi
N'y a-t-il aucune alternative ?

février 2005



Across the day

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:32

 

Pluie, vapeur, vitesse de Turner

Across the day

Assise dans un fier vaisseau
Filant, sur des rails d'acier
Devant les yeux cernés des hublots
Défilent plaines, montagnes, vallées.

Mon coeur bat plus fort
Au fur et à mesure que mon corps
Se rapproche de toi - fantasme en technicolore.

4.06.2003

Pour "Gégé" 



Diorama

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:32

Diorama

Mon petit monde imaginaire, sibylle camaïeu

Etait si beau - sableux - si bleu !

Rien n'y tranchait, n'y trahissait rien

 

Ce désordre coloré qui s'y est précipité

Insolemment, à cet instant où tes mains l'ont empreint

D'un élan fauve, feu brûlant qui me dévore,

 

Et où ton corps solaire, nacré de l'aspect

Xantophyllique des boutons d'or

Incendia, consuma chacun de mes

Sens azurés, céleste chair

 

Tandis qu'en mon sein l'affront

Enflammé gronde, leurs cendres ont

Recouvert mon coeur d'un tendre vert.

juin 2004



Echec et mat

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:31

Juste

Un affrontement entre deux pions, toi, moi

Le roi contre la reine, tout contre

Impassible fou, inlassable tour, forteresse revêche aux charmants cavaliers

 

Et il n'y aura

Ni défaite, ni victoire, rien qu'un

Jeu.

 

Et chacun sa tactique. Moi, Je

T'ai déjà cerné, dans ma pensée, j'ai fait le tour.

Au tien.

Instinctivement tu joues, sans calcul, sans détours.

Même toute ma volonté n'y pourra rien.

Echec et mat.

novembre 2002



Un instant

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:29

Un instant

J'arrive un peu perdue, déboussolée

Je n'arrive pas à croire qu'enfin ça y est

Je vais les voir, les rencontrer

Eux, dont la musique me fait tant rêver...

 

Après de longues heures d'attente, je sens qu'ils vont arriver

Ils sont là, pas loin, juste là, prêts

La foule commence à tanguer

L'atmosphère devient plus survoltée

C'est pour bientôt, je le sais...

 

Et puis ils montent un à un sur la scène calmement

Presque sans faire de bruit, petites silhouettes dociles

Ils semblent moins grands, différents

Plus accessibles, plus normaux, voire fragiles

 

L'un prend sa guitare, l'autre sa basse

Le dernier s'installe à sa batterie l'air serein

Instant de curiosité entre le public et ceux d'en face

Puis les premières notes, premiers accords retentissent soudain

 

Et la voix s'élance, formidable, incroyable, évanescente

J'oublie tout, le temps, les gens, le lieu

Il n'y a plus qu'une seule chose qui compte : eux

 

Et leur musique qui fait tordre mon âme, qui bouleverse mes sens

 

Je ne fais plus qu'un avec la foule, un seul corps

Partageant la même communion

Et l'on boit, et l'on mange littéralement encore, encore et encore

Tout ce qu'ils nous offrent au fil des chansons

 

Et voilà que c'est déjà fini

Je crie, je hurle, j'applaudis

Je m'éloigne du lieu, magnifiée

Le coeur, le corps, la tête dans la nuit argentée

 

Et je chante à la Lune mon espoir

De ré-atteindre un jour de tels sommets

 

Et je ne remercierais jamais assez

Silverchair pour m'avoir

L'espace d'un soir

Tant donné.

juin 2001 (poème rétroactif)



Ce soir là

Mes illuminations — Par scarlett @ 22:28

Ce soir-là

Ce soir-là, une lune pâle

Baignait le ciel de ses regards

Et la nuit, parée de son collier d'étoiles

Dansait le long des berges noires.

 

Ce soir-là, la terre au souffle tranquille

Dormait sous un épais manteau

Que la neige, de ses doigts habiles

Avait déposé sur sa peau.

 

Ce soir-là, une flamme fragile

Miroitait sur mes carreaux

Et contre mes lèvres immobiles

Se heurtait des essaims de mots.

 

Ce soir-là fut le dernier

Où j'ai laisse les yeux d'un bourreau

Habiter mon âme, l'imprégner

L'empoisonner d'un parfum si beau.

 

Ce soir là mon coeur fut broyé

Ecartelé, mis en morceaux

Depuis il ne veut plus aimer,

Laisse-le reposer dans son tombeau...

novembre 2001

Pour Christopher 



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